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Resident evil (2002)

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© 2002, Paul Anderson

Synopsis

Dans un futur proche, Umbrella Corporation est une multinationale pharmaceutique qui, sous le couvert de recherches médicales tout à fait légales et morales, effectue, dans le sous-sol de la petite ville américaine de Raccoon City, des recherches secrètes en bio-armement.

Hors, voilà qu’un accident se produit dans un laboratoire du “Hive”, l’immense complexe souterrain d’Umbrella : le Virus T, un puissant rétro-virus mutagène, est libéré dans l’atmosphère du Hive et provoque des mutations qui transforment les êtres vivants — et les morts ! — en zombies affamés et assoiffés de sang.

Au même moment, Alice (Milla Jovovich), un agent de sécurité d’Umbrella Corporation, se réveille amnésique dans un manoir propriété de la firme.

Emmenée par une équipe de soldats d’élite d’Umbrella chargés d’enquêter sur les circonstances du drame et de réinitialiser la Reine Rouge, l’I.A. du Hive, Alice va devoir survivre dans le laboratoire devenu un repaire de morts-vivants. Qui plus est, la Reine Rouge n’est pas disposée à se laisser faire et va tout tenter pour éliminer ces “ennemis” qui veulent l’anéantir.

La course pour la vie est engagée…

Mon avis

De prime abord, Resident evil est un pur produit du cinéma fantastique, dans la lignée de La nuit des morts-vivants. D’ailleurs Paul Anderson, le réalisateur, s’y connait en films d’action, limite gore, puisqu’il a également commis des films comme Mortal kombat, Event horizon, le vaisseau de l’au-delà ou encore Alien vs. Predator.

Et, effectivement, une grande partie du film est une course continuelle pour survivre dans un environnement claustrophobique rempli de créatures monstrueuses qui furent des humains. On assiste donc à toute une série de combat à l’arme blanche, aux armes à feu et à mains nues, contre des erreurs de la nature assoiffées de sang. L’hémoglobine coule à flots !

Mais ce film n’est pas aussi bête qu’il pourrait paraître.

Le scénario, comme celui des deux autres opus qui suivront, est une critique de ces multinationales toutes puissantes, véritables entités tentaculaires jouissant, grâce à des fonds colossaux et une mainmise sur le secteur de l’armement, d’une quasi impunité quant aux conséquences de leurs recherches.

Et de ce côté, on peut se demander qui, des morts-vivants ou des dirigeants d’Umbrella Corporation, sont les plus inhumains. Ces derniers ne rechignent pas à sacrifier des vies (par centaines !) pour garantir la finalité et le secret de leurs recherches.

Avec les firmes de plus en plus tentaculaires qui voient le jour de part le monde, on est en droit de se demander si le futur décrit par Resident evil n’est pas si loin de se réaliser (les morts-vivants en moins tout de même, il ne faut pas exagérer). La prédisposition au secret de nos P.D.G. et de nos dirigeants peut faire craindre le pire dans un futur plus ou moins lointain.

Une autre question est posée dans ce film, un thème classique de la S.F. qui devient de plus en plus d’actualité avec l’augmentation des puissances de calcul de nos ordinateurs : comment agira une entité informatique, une intelligence artificielle si complexe qu’elle en devient quasiment “vivante” ? Le vieux fantôme du docteur Frankenstein se réveille pour nous mettre en garde, et on peut dire que la Reine rouge de ce film est très loin des gentils robots d’Isaac Asimov.

En conclusion, je dirais que Resident evil est un bon film très distrayant, bien que très violent, doté en même temps d’un scénario solide soutenu par une Milla Jovovich au meilleur de sa forme.

Mais à déconseillé tout de même aux plus sensibles et aux plus jeunes (ce film a été interdit en salle en France au moins de 12 ans).

Les origines

Le film Resident evil est tiré d’une série de jeux vidéos éponymes (Biohazard au Japon) comptant actuellement pas moins de 18 opus !

Personnellement, je n’ai jamais joué à ces jeux et je ne saurais donc vous dire si leur univers est respecté. Pour plus d’informations, je vous renvoie au site officiel (en anglais) de la société Capcom (qui développe les jeux) ou à l’article de Wikipedia.

Trailer

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