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Star Trek VI : Terre inconnue (1991)

film_ST06Star Trek VI : The Undiscovered Country
© 1991 – Nicholas Meyer

Il y a une petite loi qui circule dans la communauté des fans de Star Trek, à savoir que les films impairs sont des navets et que les films pairs sont des chefs-d’œuvre. Et bien on peut dire que, dans le cas présent, la loi est bien vérifiée, ST VI est un petit bijou que je vous laisse découvrir.

L’histoire

Les Klingons sont en émoi. Praxis, une lune minière de leur planète-mère Qo’nos vient d’exploser, menaçant à court terme la survie de l’Empire. Le Chancelier Gorkon décide de reprendre les discussions avec la Fédération pour sauver son peuple. Le capitaine Kirk est alors choisi pour l’escorter jusqu’au centre de conférence pour signer un traité de paix.

Mais tout le monde n’est pas prêt pour la paix et, à peine les Klingons sont-ils rentrés sur leur vaisseau après un repas diplomatique que l’Enterprise tire des torpilles à photons sur le Kronos et l’endommage de manière irréversible. Pendant que le vaisseau est à la dérive, deux officiers de Starfleet se téléportent à bord et tuent le Chancelier. Kirk est alors soupçonné d’avoir orchestré ce crime effroyable et doit subir un procès klingon qui doit l’envoyer dans un pénitencier pour la vie… ou pire.

Mais, se sachant innocent, Kirk et le docteur McCoy vont tout faire pour s’évader et dévoiler au grand jour la conspiration qui veut empêcher la paix.

Une nouvelle guerre entre l’Empire klingon et la Fédération est en route…

Mon avis

Cela faisant longtemps, depuis le deuxième opus ST II : La Colère de Kahn, que l’on n’avait pas vu un film Star Trek digne de ce nom. De bout en bout, on est porté par l’excellent scénario agrémenté de scènes de batailles courtes mais efficaces. Car ST VI n’est pas bâti sur un déluge d’effets spéciaux et d’explosions en tous genres, mais sur une véritable enquête policière – du côté Kirk et McCoy, et du côté Spock – destinée à découvrir les tenants et aboutissants de ce complot qui remonte jusqu’au plus haut de l’échelle.

Ce que j’aime aussi beaucoup dans ce film, c’est que les Klingons ne sont pas présentés comme des brutes épaisses incultes et prompts au combat, comme ils étaient perçus dans les précédents opus – tire d’abord et pose des questions après – mais plutôt comme des êtres civilisés, cultivés et pleins de sang froid. Un tournant dans l’histoire de la franchise qui verra l’univers de l’Empire Klingon s’étoffer et se complexifier, notamment à partir de la série Star Trek : The Next Generation.

Autre point intéressant : aucun camp n’est manichéen. On n’a pas les gentils humains d’un côté et les méchants klingons de l’autre. Les rôles sont beaucoup plus flous et qu’ils soient klingons, romuliens ou fédérés, aucun n’est tout blanc ou tout noir. On ne peux pas savoir qui est dans le complot et qui ne l’est pas. Même Kirk n’échappe pas au grisâtre car au début de l’histoire, il est opposé à la paix avec les Klingons, il préfère « les laisser mourir ». Cela donne une dimension supplémentaire aux personnages.

Les amateurs de Shakespeare ne sont pas en reste car les dialogues sont parsemés de citations de cet auteur britannique déclamées notamment par le général Chang.

Chatouillez-nous, ne rions-nous pas ? Blessez-nous, ne saignons-nous pas ? Lésez-nous, ne nous vengerons-nous pas ?

Général Chang, citant « Le Marchand de Venise »

Sus ! Et libérez les chiens de guerre !

Général Chang, citant « Julius Cæsar »

Je lève mon verre à la terre inconnue : le futur.

Chancelier Gorkon, paraphrasant « Hamlet »

Ainsi, inutile de vous dire à quel point j’aime ce film et je suis incapable de vous dire le nombre de fois où j’ai pu le visionner. Alors maintenant, à votre tour !

Notes

Pour la petite histoire, il est à noter que l’avocat klingon de Kirk et McCoy lors de leur procès sur Qo’nos, le colonel Worf, est incarné par Michael Dorn qui n’est autre que le lieutenant Worf dans la série Star Trek : The Next Generation. Cependant, le lien de parenté n’a jamais été établi dans la franchise.

Autre petit clin d’œil aux trekkers, c’est un véritable plaisir de découvrir le capitaine Hikaru Sulu au commandes de son premier vaisseau, l’U.S.S. Excelsior.

Trailer

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