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Stargate (1994)

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© 1994 – Roland Emmerich

A moins d’être un troglodyte et de ne pas savoir ce qu’est une télévision ou un cinéma, tout le monde a déjà entendu parler de Stargate, que ce soit le film ou les séries dérivées. Je pourrais donc me dire : « Pas la peine de me casser la nénette à pondre un article sur le sujet ! »

Mais finalement, pour les quelques uns d’entre vous à qui Stargate ne dit vraiment rien, je vais faire un effort et vous donner envie de combler vos lacunes.

Synopsis

Sachez donc que l’action débute en 1928. Une équipe d’archéologues, menée par le Dr. Langford, découvre à Gizeh, en Égypte, un artefact circulaire métallique d’environ 7 mètres de diamètres couvert de 36 symboles sur son pourtour.

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Soixante ans plus tard, des chercheurs, sous couvert de l’armée américaine, est sur le point d’enclencher l’artefact qui s’avère être un moyen de transport interstellaire, une porte ouvrant un passage inter-dimensionnel vers une autre porte semblable à l’autre bout de l’univers. Seulement pour pouvoir l’activer, il faut décrypter les symboles et trouver la combinaison.

C’est là qu’intervient Daniel Jackson (James Spader), égyptologue très doué mais dont les idées farfelues — selon lui, les pyramides auraient été construites par des extraterrestres — l’ont mis au ban de la communauté scientifique. Recruté par l’armée, il va vite déchiffrer les symboles et rendre possible l’activation de la porte.

Commence alors une mission d’exploration sur Abydoss, une planète désertique située à des milliards d’années-lumière de la Terre, menée par le colonel Jack O’Neill (Kurt Russell). But officiel : explorer et éventuellement prendre contact avec la population locale. Mais la mission d’O’Neill est tout autre : évaluer la menace que pourrait représentée des aliens et faire sauter une tête nucléaire si besoin était.

Sur place, les indigènes semblent primitifs et pacifiques, mais l’excursion touristique tourne au cauchemar lorsque le maître des lieux, qui n’est autre qu’un alien se faisant passer pour Râ, arrive sur place et fait prisonnier tous les terriens.

Il n’y a pas de doute, la menace est d’importance. Il faut à tout prix l’éliminer si l’on ne veut pas que la Terre subisse le courroux de ce “dieu” capricieux qui maîtrise une technologie au-delà de notre compréhension…

Mon avis

En bref :

Ce film est une définition animée de ce qu’on appelle le « sense of wonder » en S.F. Je l’ai tellement aimé que je serais incapable de vous dire combien de fois j’ai pu voir ce film.

En détails :

Tout d’abord, la base du scénario est très originale : un alien nous aurait rendu visite il y a dix mille ans, se serait approprié la religion originelle de l’antique Égypte et aurait endossé le rôle du dieu Râ. Il aurait alors pu régner en tyran sans pitié sur une population d’esclaves déportés.

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Ce qu’il y a de nouveau avec cet alien, c’est que sa technologie est omniprésente tout en restant discrète. Elle est parfaitement intégrée dans son quotidien, et même dans son vaisseau, on a l’impression de faire un bond en arrière de cinq mille ans dans un palais de pharaon. Et puis il y a l’idée du sarcophage qui répare les lésions, augmente l’espérance de vie et ressuscite même les morts : magie technologique digne d’un “dieu”. Comptons ensuite les vaisseaux-pyramides, les lances-laser, les masques des gardes à l’effigie des dieux égyptiens, les planeurs-de-la-mort, les anneaux de transport, le gant énergétique… une myriade de trouvailles qui font de Stargate un univers à part.

Ensuite, il y a le concept de “porte des étoiles”. Certes, l’idée d’un transport quasi instantanée à travers l’univers en empruntant des trous de ver n’est pas nouvelle, mais elle est ici exploitée avec intelligence. La forme d’un anneau dans lequel se crée un vortex, flaque lumineuse matérialisant l’horizon des évènement, est d’une grande beauté dans sa simplicité : pour aller à l’autre bout de l’univers, il suffit de franchir une porte !

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Ce concept de trous de ver sera repris (notamment) dans la série Star Trek : Deep Space Nine dans laquelle ils relient uniquement deux points de l’univers. L’originalité de Stargate est d’offrir la possibilité aux voyageurs de pouvoir se rendre (quasiment) n’importe où dans l’univers en composant un simple code. Et cette possibilité sera abondamment exploitée dans les séries dérivées Stargate SG-1 et Stargate Atlantis.

Bien entendu la distribution est à la mesure du scénario, tout bonnement parfaite. Chaque acteur et actrice [1]Les acteurs jouant Skaara (Alexis Cruz) et Kasuf (Erick Avari) feront partie du casting de la série Stargate SG-1. colle précisément aux rôles attribués, et on plonge dans les personnages tête baissée tant ils sont crédibles et interprétés avec brio.

Dernier point : la musique. David Arnold a su avec talent marier musique orientale et musique militaire pour des thèmes qui permettent de repérer immédiatement “l’univers Stargate[2]Thèmes qui seront repris et développés pour la série Stargate SG-1 par David Arnold lui-même et par, entre autres, Joel Goldsmith..

Le tout nous donne un film culte que tout un chacun devrait avoir vu au moins une fois dans sa vie.

Trailer

Récompenses

  • Saturn award en 1995, catégorie best science-fiction film
  • BMI Film Music award en 1995, pour David Arnold
  • Golden Screen en 1995
  • Universe Reader’s Choice award en 1995, catégories :
    • best science fiction film
    • best special effect, pour Jeffrey A. Okun
    • best supporting actress, pour Mili Avital (Sha’uri)

Références   [ + ]

1. Les acteurs jouant Skaara (Alexis Cruz) et Kasuf (Erick Avari) feront partie du casting de la série Stargate SG-1.
2. Thèmes qui seront repris et développés pour la série Stargate SG-1 par David Arnold lui-même et par, entre autres, Joel Goldsmith.

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