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The Return of the King (B.O.)

bo_SdA_03© 2003 – Howard Shore

En bref

Cette B.O. est à la fois celle qui m’a le plus bouleversé de la trilogie du Seigneur des anneaux, mais en même temps c’est celle qui contient le plus de morceaux que je n’aime pas.

En détail

Commençons par ce qui fâche, les morceaux qui me déplaisent : Minas Morgul, Cirith Ungol et Shelob’s lair, qui contiennent tous les thèmes du Mal (Orcs et Arachnée). Les sons stridents me vrillent les tympans et me font invariablement zapper.

En revanche, la B.O. contient également beaucoup de petits bijoux :

The white tree ouvre le thème du Gondor, empreint de majesté et de grandeur où chœurs, cuivre et violons se mêlent. On assiste également à la course de Gandalf dans Minas Tirith en une série rapide de cuivres et de cordes en harmonie avec la magnificence de la Cité Blanche.

The Steward of Gondor est une musique triste. Elle correspond au sacrifice de la compagnie de cavaliers de Faramir, filmée en contrepoint avec le repas de Denethor. Au programme, flûte de Pan, roulement de tambours et trompettes (lentes), suivis d’une chansons très triste interprétée par Billy Boyd (l’acteur qui joue le Hobbitt Pippin).
Bouleversant !

Dans le bouleversant, Twilight and shadow me fait toujours verser une petite larmichette. On retrouve les chœurs et la musique éthérée caractérisant les Elfes — cette musique souligne la vision presciente d’Arwen et de son futur enfant. Mais en plus, l’émotion du moment est magnifiée par la voix cristalline de la soprano américaine Renée Fleming.
C’est bien simple, j’ai eu l’impression d’entendre chanter un ange.

Moment charnière dans le film, Andùril accompagne la scène où Aragorn reçoit des mains d’Elrond l’épée reforgée, et accepte enfin son destin. Les trompettes et les chœurs pleins de majesté soulignent avec merveille la noblesse qui émane d’Aragorn lorsqu’il brandit Andùril.

Mais n’oublions pas que Le retour du roi conte l’ultime bataille des Hommes contre le Mal pour la domination de la Terre du Milieu. Il y a donc beaucoup de morceaux à dominante martiale :

Minas Tirith ou, entre autres, la première rencontre de Gandalf avec les Nazgùl ; The ride of the Rohirrim (j’adore !) avec le rassemblement des troupes du Rohan à Dunharrow ; The fields of the Pelennor et son champ de bataille…
Autant de musiques ou dominent le pas des chevaux, le fracas des épées sur les boucliers, les combats sanglants dans et hors de la Cité Blanche, l’attaque aérienne des Nazgùls, la charge des Haradrims, l’espoir… et la mort.

The black gate opens conte également la dernière lutte des Hommes contre les Orcs face à la porte noire du Mordor. La musique est pleine d’espoir et introduit le thème du Roi Aragorn, où la flûte est quasiment seule, tout juste accompagné par quelques chœurs.

Le thème du Roi qu’on retrouve évidemment dans The return of the king , morceau dans lequel Viggo Mortensen (Aragorn) entonne un court chant en elfique :

« Et Eärello Endorenna utulien.
Sinome maruvan ar Hildinyar tenn’
Ambar-metta !
 » [1]Je vous livre la signification en V.O. sans me risquer à (mal) traduire : « Out of the Great Sea to Middle-Earth I am come. In this place will I abide, and my heirs, until the ending of the world. »

Attention ! Chef-d’œuvre.

J’ai gardé le meilleur pour la fin.

Le morceau qui suit est probablement le meilleur que j’ai écouté de toute ma vie.

The end of all things illustre ce que je pourrais appeler la règle des trois “P” : perfection, pureté, puissance. Elle représente le sense of wonder dans toute sa splendeur (au même titre que Imperial march dans L’empire contre-attaque).

Ce titre accompagne le moment le plus fort des trois films : la lutte de Frodon contre Gollum et la destruction de l’Anneau, dénouement ultime d’une quête qui aura duré des années.
L’intégralité des chœurs s’associe à une symphonie puissante qui vous prend aux tripes puis, tout d’un coup, plus rien. Le vide. Suivi d’une note, d’une pureté cristalline, entonnée par Renée Fleming. On comprend alors qu’on vient d’assister à un moment privilégié, à la perfection personnifiée.
Qui plus est, les images du film sont constamment présentes à mon esprit, principalement la venue des Aigles sur le fond rouge-orangé de la lave en fusion… magnifique !

J’envie la personne qui lit cet article, qui va écouter pour la première fois The end of all things et accéder ainsi au Nirvana. Alors avant de cliquer dans la playlist ci-dessous, installez-vous confortablement, mettez un casque sur vos oreilles, cliquez et jouissez du spectacle.

Et surtout : personne ne doit vous déranger !

Morceaux

  1. A Storm is Coming
  2. Hope and Memory
  3. Minas Tirith
  4. The White Tree
  5. The Steward of Gondor
  6. Minas Morgul
  7. The Ride of the Rohirrim
  8. Twilight and Shadow
  9. Cirith Ungol
  10. Andùril
  11. Shelob’s Lair
  12. Ash and Smoke
  13. The Fields of the Pelennor
  14. Hope Fails
  15. The Black Gate Opens
  16. The End of All Things
  17. The Return of the King
  18. The Grey Havens
  19. Into the West

Références   [ + ]

1. Je vous livre la signification en V.O. sans me risquer à (mal) traduire : « Out of the Great Sea to Middle-Earth I am come. In this place will I abide, and my heirs, until the ending of the world. »

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